Thème ou Tempo ?
une musique d'enfer !
Tom Waits – Bad as Me
Categories: Albums, Rock
Note de la rédaction
1 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 101 vote, average: 9, 00 out of 10
9 / 10
Loading...Loading...

Après un mutisme de 5 ans, le sexagénaire californien aux 18 albums revient avec ce Bad as Me annoncé comme une synthèse de sa carrière musicale.

Une recette aboutie et resservie ?

Les aficionados du concept regretteront peut-être son précédent disque aux trois volets et 56 morceaux, ainsi que d’autres plus anciens où Waits explorait des styles musicaux pionniers ce qu’ils avaient de plus animal. Mais loin du simple pot pourri, Bad as Me se livre à l’exercice de la projection de film sans image, celui de sa vie sans doute, aux allures de western depuis Chicago vers là où nous emmène le train…

Du premier morceau chemin de fer à cette marche funèbre ponctuée de cloches, en passant par la ballade jazz au piano usé ou les chants blues importés d’Ecosse, on est spectateur d’une aventure fantasmée quelque part au sud-ouest des États-Unis, le long d’une voix de chemin de fer en construction, là où mexicains, amérindiens, immigrés irlandais et écossais s’observent en silence dans le suspens des coups de pioches lointains et des portes qui s’ouvrent en grinçant sur un piano-bar enfumé.

« Bad as Me se livre à l’exercice de la projection de film sans image »

La voix de Waits est hallucinante, égratignée mais capable de changer de couleur autant de fois qu’il y a de morceaux. Il en sort des sons improbables issus d’un essorage carabiné des cordes vocales, avec en toile de fond une orchestration authentique et ambitieuse : tuba, sax tenor, trompette, trombone, clarinette basse, accordéon, harmonica, orgue, sont autant d’arguments gonflés qui soutiennent les grognements rauques du chanteur interprète magistral et schizo.

En conclusion de ce mystère de l’ouest, une interprétation de ce qui semble être Auld Lang Syne (« Ce n’est qu’un au revoir »), chant traditionnel de la St Sylvestre écossaise, Hogmanay, ici dans ses habits américains de New Year’s Eve. Un simple au revoir on l’espère, car avec ce Bad as Me, le Satan au chapeau melon prouve une nouvelle fois qu’il a encore des choses à dire et des leçons à donner… Diable que c’est bon !

 

.Tom Waits – Bad As Me by antirecords

2 Comments to “Tom Waits – Bad as Me”

  1. Seh Drikh dit :

    J’ajouterai à ce tour d’horizon fort plaisant que les illustrations photographiques qui ornent l’album (qui plus est la version Deluxe dispo sur iTunes) replongent l’auditeur dans l’univers burlesco-surréaliste de Waits. V8 carrossés de rouille et de teintes délavées, flous savants, façades patinées et nuit sempiternelle, où se côtoient les fantômes et les rêves noircis du maître.

    ;-)

  2. admin dit :

    Complément important en effet, un disque est aussi un objet ! Merci cher Seh Drikh pour cet ajout.

Répondre

You must be logged in to post a comment.